Je propose une musique cousue main, artisanale, conçue avec sincérité et engagement.
Improvisée avec une guitare et une machine, elle vient du cœur et vise à être partagée. Elle est parfois joyeuse, parfois mélancolique. Influencée par le jazz, elle tente d'être libre.
J'enregistre sous forme d'albums et je m'attache à une auto-production sobre et simple avec des outils informatiques libres. J'évite aussi les services éthiquement et économiquement insoutenables, qu'il s'agisse de diffusion ou de promotion.
Ma musique est en accès libre sous les termes des licences Creative Commons sur les plateformes Mirlo et Bandcamp.
Si vous souhaitez accompagner ma démarche : abonnez-vous sur les plateformes où je suis présent pour suivre mes actualités et parlez-en autour de vous. Encore mieux : toute contribution financière via Bandcamp, Mirlo ou Liberapay me permettra de dégager davantage de temps pour la création.
Où nous parlons d'explorer de nouveaux horizons; de planifier les chapitres de notre vie comme nous le faisons pour un voyage; de quitter les lieux familiers (Skyline, 1) et d'accueillir les éclats de lumière qui percent l'obscurité dans des endroits inattendus (Bassins, 2). La route semble escarpée, mais comme chaque chemin peut l'être (Cobblepath, 3).
Cette première partie est proche de ce que j'ai publié auparavant : principalement de la musique tonale avec très peu de « déconstruction ». La deuxième partie documente le voyage lui-même. Mais à mesure que le mouvement se tourne - radicalement - vers l'intérieur, un nouveau vocabulaire apparaît. Il peut être difficile à saisir, car il est profondément personnel. Il peut sembler intimidant, avec des émotions brutes qui font surface parmi des lignes mélodiques brisées.
L'émergence de ce type de paysage sonore dans mon travail peut surprendre (Irruption, 4), mais il est profondément personnel et marque une étape importante dans mon exploration esthétique.
Les deux morceaux suivants (Non-Funk, 5 et Curtains, 6) suivent le rythme d'une marche rapide et abordent l'utilisation de clichés rythmiques dans un schéma non idiomatique.
Raindrops, 7 et Dew, 8, dépeignent la pluie qui interrompt la marche. À mesure que l'eau coule et se fond dans le paysage, elle révèle d'autres couleurs et nuances. Métaphoriquement, les gouttes de pluie représentent les doutes qui nous permettent (ou nous obligent) à redéfinir le voyage, à faire une pause et à respirer.
Vient ensuite la destination tant attendue. Elle se révèle comme une perspective soudainement vaste après avoir rampé hors de passages étroits. À l'intérieur se trouve le royaume des sentiments bruts (Raw Feelings, 9) qui prennent du temps à interpréter. À ce stade, ils apparaissent sous forme d'accords (fragmentés) et de mélodies (ou d'allusions à celles-ci), mais à mesure que nous avançons et que nous nous enfonçons, ils se transforment en nuages de sons, en grappes de bruits.
En effet, le temps est une dimension essentielle du voyage, comme il l'est pour comprendre les autres et soi-même. Le dernier morceau (Slices of glass, 10) explore cette idée : des notes éparses semblent d'abord dénuées de sens, mais avec le temps, elles se reconstruisent, s'assemblent en une phrase significative, en constellations d'étincelles et en fragments d'impressions.
Pourtant, le temps n'est pas quelque chose que nous pouvons contrôler.
Cet album est le fruit de la rencontre de deux idées, distantes de quelques mois.
La première, à l'aube de l'automne, selon laquelle nos souvenirs se contentent d'être là et c'est nous qui les faisons parler. Ils ne disent rien par eux-mêmes. Sachant cela, leur seule présence ne doit nous porter ni au regret, ni à la tristesse. Il faut les contempler pour ce qu'ils sont : instantanés du passés, vus par nos yeux d'aujourd'hui.
La seconde, à l'aube de l'hiver, est que nous sommes des lignes mélodiques. Chaque ligne est parfaite. Mais chaque rencontre avec une autre ligne, dans la rue, en amitié, n'importe quand, est un événement dont l'issue nous échappe, nous dépasse, pouvant conduire à une harmonie plus ou moins riche, plus ou moins dissonante.
Et c'est pour cela que les souvenirs ne disent rien: ils ne sont que des notes isolées, des points, alors que seule compte la ligne.
Ce site n'utilise ni cookies, ni trackers, ni revenus publicitaires.